Historique de l’association

L’AQFA tient à souligner l’implication et la détermination de ses membres qui ont travaillé d’arrache-pied depuis la création de l’association en 1989 afin d’obtenir des gains importants pour la fauconnerie au Québec.


1989

La fauconnerie n’est alors pas légale au Québec.

L’intérêt grandissant pour la pratique de la fauconnerie dans la province et la présence d’un vide juridique amène le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) à suggérer la formation d’une association. L’AQFA, dont le siège social est situé à Bécancour, devient la seule association regroupant les fauconniers et autoursiers au Québec.


1991

A la demande du MLCP, dépôt de l’étude de faisabilité de l’implantation de la fauconnerie (Bird & Brown); cette étude résume la fauconnerie et dépeint positivement les retombés de cette activité. L’étude servira comme document de travail pour l’atelier de fauconnerie tenu en 1992.

Participation au Salon du Camping, Chasse & Pêche à la Place Bonaventure: L’association y présente un kiosque et sensibilise les gens sur les oiseaux de proie et la fauconnerie.

Remise au MLCP une pétition de plus de 1 000 signatures en appui à légalisation de la fauconnerie récréative au Québec.

Obtention de l’appui de l’International Falconry Association (IFA), de la North American Falconers Association (NAFA), du Peregrine Fund, de Canard Illimité Canada, de l’Ordre des Médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) et des clubs de chiens d’arrêt du Québec.

Rencontre de membres du conseil d’administration de l’AQFA (Guy Rondeau et Charles Morin) avec les représentants de  l’Association Québécoise des Groupes d’Ornithologues (AQGO) et de l’Union Québécoise de la Conservation de la Nature (UQCN).


1992

Participation à un atelier sur la fauconnerie convoqué par le MLCP à Longueuil.

Adhésion à la Fédération Québécoise de la Faune (FQF), un important regroupement de chasseurs et de pêcheurs, dont elle reçoit également l’appui.

Dépôt au MLCP d’un mémoire intitulé Position de l’AQFA concernant la légalisation de la fauconnerie au Québec (Rondeau & Morin, 1992), lequel complémente la première étude et propose un modèle d’application se basant sur la réglementation qui existe dans les autres juridictions canadiennes.

Dépôt au MLCP d’un mémoire intitulé Proposition de partenariat AQFA et MLCP en vue de l’implantation de la fauconnerie au Québec (Morin & Lavallée, 1992), lequel est réalisé avec la participation de MLCP et explique les coûts et les retombés économiques significatives reliés à la pratique de la fauconnerie.

Rédaction du précis de fauconnerie pour le programme d’apprenti.

Rencontre de membres du conseil d’administration de l’AQFA (Charles Morin, Michel Lavallée & Mark Adam) avec M. Michel Lepage, responsable du dossier de la fauconnerie au MLCP. Une rencontre très positive alors que le Ministère étudie les détails pour parvenir à légaliser la fauconnerie.

Obtention de l’appui de l’International Falconer Association (IFA) pour la légalisation de la fauconnerie.

Des membres de l’AQFA (Michel Lavallée, Guy Rondeau & Mark Adam) se rendent au Kansas pour la tenue de la réunion de vol annuelle de la NAFA.

L’AQFA reçoit à Montréal M. Kent Carny, archiviste de la NAFA, venu explorer la richesse de la bibliothèque de l’Université de McGill; celle-ci jouit d’une réputation internationale pour la somme de ses ouvrages de fauconnerie.

Participation à un atelier sur la fauconnerie à Valcourt. M. Mark Adam, membre du conseil d’administration de l’AQFA, participe en son nom personnel à l’entraînement d’oiseaux de proie réhabilités par l’UQROP à des fins de remise en nature. Ceci démontre concrètement l’importance de posséder l’expertise en fauconnerie.


1993

Début des assises fauniques concernant le Projet Politique sur la Faune: le MLCP, sans préavis, incorpore la fauconnerie et la propose comme une activité utilitaire. L’AQFA est écarté de ce processus et, en réponse, dépose un mémoire intitulé Position de l’AQFA concernant le Projet de Politique de la Faune (Morin, 1993). Dilué parmi une multitude de sujets, l’AQFA n’a pas eu le droit de parole et de faire valoir sa position durant la tenue des consultations.

Participation au congrès de la FQF et présentation d’un diaporama sur la fauconnerie.

Parution dans la revue Géo Plein Air d’un objectif et professionnel sur la fauconnerie qui met en lumière la légitimité de cet art.

M. André Pilon, écrivain et chasseur émérite, consacre une émission télévisée à la fauconnerie.

Invitation du président de l’AQFA (Charles Morin) à participer à une réunion de vol tenue par le British Falconers Club, un club de fauconnerie de l’Angleterre.

Invitation d’un membre du conseil d’administration de l’AQFA (Mark Adam) à participer à une réunion de vol tenue par les autres provinces canadiennes, en Saskatchewan.

Le Vermont devient une des dernières juridictions américaines, limitrophe au Québec, à légaliser la fauconnerie. Presque tous les états des États-Unis ont légalisé la fauconnerie.

Des membres du conseil d’administration de l’AQFA rencontrent des représentant ministériel (Georges Arsenaults & Richard Chatelain); peu de résultats sont ressortis de cette rencontre.


1994

Le MEF désire légaliser la fauconnerie uniquement qu’à des fins utilitaires (ex. comme moyen de gestion de la faune dans les aéroports) et sa contrepartie sportive est écartée, alors que l’expertise du fauconnier n’est possible que par le sport.

Rencontre entre des membres du conseil d’administration de l’AQFA (Charles Morin, Jean-François Florent & Mark Adam) et les représentants du cabinet du ministre Pierre Paradis. Ces derniers ne comprennent pas les raisons motivant la décision du ministère et font des recommandations à l’égard d’une révision de cette position. Le document révisé du Projet politique de la Faune écarte l’aspect utilitaire de la fauconnerie pour étude ultérieure.

Refus de l’AQFA de participer à l’élaboration des normes de fauconnerie utilitaire en collaboration avec le MEF; l’AQFA a été créée pour développer la fauconnerie sportive. La légalisation de la fauconnerie utilitaire  seule ne permettra pas le développement de la fauconnerie sportive à moyen ou court terme.

La Fédération Québécoise de la Faune entérine une résolution concernant la légitimité de la fauconnerie récréative.

Intronisation honoraire du président de l’AQFA (Charles Morin) comme Chevalier de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Hubert, un regroupement de chasseurs et de pêcheurs qui célèbre ce privilège et prône la conservation de la nature. Organisation d’un atelier sur la fauconnerie tenu au Centre des Rapaces sur le Campus du Collège McDonald de l’université McGill. Près de 40 personnes étaient présentes.


1995

Participation au congrès de la FQF.

Rédaction d’un Manuel de Procédures (réglementations) qui s’inspire sur ceux des autres juridictions canadiennes.

Début de la rédaction de l’examen qui pourrait faire partie du programme de l’apprenti; ce document est basé sur celui de l’état de New York.

Après l’Ontario, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique, les provinces de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse légalisent la fauconnerie sportive. Participation bénévole de membres du conseil d’administration de l’AQFA (Mark Adam, Carl Millier et Charles Morin) au baguage des fauconneaux qui nichent sur la Tour de la Bourse de Montréal ; les données récoltées sont remises aux MEF à des fins de recensement pour l’étude du faucon pèlerin.


1996

Participation au congrès de la FQF à Drummondville.

En septembre, l’AQFA est invité par le MEF à faire une démonstration de fauconnerie pour le Ministre David Cliche et des participants du Groupe Faune dans le cadre du Forum Faune. M. Cliche et son attaché politique, M. Forest, sont ravis de cette activité et ne voient aucun problème à sa légalisation.

M. Marc Girard, cinéaste et membre de l’AQFA, obtient un permis de gestion de la faune afin de produire un documentaire sur la fauconnerie. Le projet est parrainé par la FQF qui y voit une occasion pour sensibiliser ses membres à l’égard de cette forme de chasse.

Participation d’un membre du conseil d’administration de l’AQFA  (Mark Adam) à la rencontre canadienne de fauconnerie, qui a lieu en Saskatchewan.


1997

Organisation d’une sortie ornithologie à Baie-du-Febvre.

Rencontre avec la direction régionale de la FQF de la Mauricie-Bois-Franc pour la présentation du Projet Pilote. Ce projet avait été suggéré par l’attaché politique du MEF.

Dépôt du rapport Proposition préliminaire de Projet pilote de faisabilité de la fauconnerie et de l’autourserie au Québec. Selon l’avis des gestionnaires du MEF, le dossier doit être prioritairement traité par les instances provinciales nationales. Ceci porte à croire que les informations et recommandations de M. Cossette, attaché politique, sont à réviser.

Publication par l’AQFA d’un article sur la fauconnerie dans la revue ornithologique québécoise Harmonie d’oiseaux sous la direction de l’ornithologue M. Guy Huot, lequel se montre ouvert et réceptif à la fauconnerie.

Amendement de la résolution prise par la FQF en 1994.

En novembre, le Manitoba légalise la fauconnerie.


1998

Publication d’un article sur la fauconnerie par l’AQFA dans la publication officielle de la FQF (INFO-FQF).

En janvier, M. Morin, attaché politique du Ministre Bégin, indique verbalement à certains députés (circonscriptions de Lionel-Groulx et Trois-Rivières) que la fauconnerie sportive sera légalisée au printemps de cette année. En juin, le discours change et M. Morin, le même attaché politique, croit pouvoir nous intégrer aux travaux consultatifs de Groupe Faune. En septembre, le discours change encore et il n’est plus question de légaliser la fauconnerie, contrairement à la promesse initiale. Selon l’attaché politique du Député de la circonscription de Lionel Groulx, il semblerait que nous n’avons pas de porte étendard à Québec. Nous nous demandons si de nouveaux liens doivent être tissés avec la FQF afin d’atteindre efficacement nos objectifs.

Marc Girard, membre de l’AQFA, commence l’entraînement de son oiseau dans la région de l’Estrie pour les besoins de son long métrage. Le permis est émis pour la période nécessaire du film, soit environ 2 ans. M. Girard devra se départir de l’oiseau dans les 30 jours suivant la fin du long métrage.

Rencontre avec M. Gilles Laporte au mois d’octobre. Différentes stratégies sont discutées. Il confirme que notre dossier ne s’est pas rendu jusqu’au ministre Bégin. Il confirme que ce dossier est purement et strictement politique. Si l’AQFA continue dans la même voie, le dossier ne devrait pas évoluer.

Réunion de l’AQFA le 22 novembre pour la tenue d’une démonstration de vol pour l’Assemblée Générale.

Nomination d’un nouveau conseil d’administration : Dr Charles Morin, vétérinaire (président), M. Michel Lavallée (vice-président), M. Marc Girard, cinéaste (secrétaire/trésorier), Mme Geneviève Roy, fauconnière (directrice), et M. Pierre Molina, biologiste et fauconnier (directeur).

Le siège social de l’AQFA est maintenant situé à Boisbriand.


1999

Tenue de l’Assemblée Générale à Valcourt. À l’ordre du jour: discussion sur la formation des fauconniers à l’égard d’une réglementation à venir.

Publication d’une lettre d’intention de la Société Faune & Parc concernant la fauconnerie. La légalisation de la fauconnerie est à l’étude au sein de cette société gouvernementale.


2000

Tenue à l’automne d’un atelier sur la fauconnerie sur le site de l’Université McGill, à Sainte-Anne-de-Bellevue (présentations en avant-midi et vols d’oiseaux de proie en après-midi. Près de 50 personnes sont présentes.


2002

Publication dans la Gazette officielle du règlement sur la garde en captivité d’oiseaux de proie, lequel permet la garde en captivité d’oiseaux de proie mais ne permet pas la chasse. C’est un premier pas pour la légalisation de la fauconnerie au Québec. D’autres dispositions de la loi sur la mise en valeur de la faune doivent être modifiées; ces modifications devraient suivre sous peu selon les communications que l’AQFA reçoit des représentants gouvernementaux.


2003

Tenue des premiers cours de fauconnerie au Québec, dans les régions de Montréal et de Québec.

Participation de membres de l’AQFA (Guy Rondeau et Carl Millier) à la World Conference on Birds of Prey and Owls à Budapest, en Hongrie. Participation de membres de l’AQFA (Pierre Molina et Carl Millier) à l’assemblée générale de la FQF, à Québec, où ils présentent les demandes de l’AQFA en ce qui concerne la chasse au gibier. Les demandes sont très bien reçues par les directeurs de la FQF. En plus d’une présentation des enjeux de la fauconnerie par les représentants de l’AQFA, une partie du film « Rien sans pennes » de Marc Girard est présentée.


2004

Présentation par des membres de l’AQFA (Carl Millier et Charles Morin) des demandes de l’association au Groupe Faune afin de permettre la création d’un règlement permettant la chasse avec un oiseau de proie. Les représentants gouvernementaux semblent surpris que le volet chasse de la réglementation n’a pas encore été adopté.

À l’automne, tenue de la première réunion de vol de l’AQFA, à Rimouski. Une vingtaine de fauconniers ainsi que des représentants du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune (MRNF) et plusieurs observateurs participent à l’activité. M. Normand Traversy, du MRNF, est invité à participer à l’activité.


2005

Rencontre de membres de l’AQFA (Charles Morin, Carl Millier et Pierre Molina) avec les représentants du MRNF, à Québec, afin d’élaborer un projet de règlement permettant la chasse à l’aide d’un oiseau de proie. Un projet de règlement est en rédaction et il semble que la volonté politique est là.

À l’automne, tenue d’une réunion de vol, à Hudson. Un total de 64 personnes y participe, dont 7 fauconniers. Le reste des participants comprend des gens intéressés par la fauconnerie, des observateurs et d’anciens fauconniers.


2006

Tenue du 13 au 15 octobre d’une troisième réunion de vol, à la Pourvoirie Seigneurie Nicolas-Rioux, dans le du Bas-Saint-Laurent. Un total de 14 personnes y participe, dont 7 fauconniers. Le reste des participants comprend des gens intéressés par la fauconnerie, des observateurs et d’anciens fauconniers.


2007

Obtention d’un permis temporaire décerné par le MFFP à l’AQFA et ses membres responsables par région et permettant pour la première fois la chasse au petit gibier et à la sauvagine.

À l’automne, tenue d’une réunion de vol, dans la région de Hudson-Rigaud. Les territoires de chasse pour les faucons étaient concentrés dans la région de Hudson. Carl Millier a eu la gentillesse de nous faire partager plusieurs de ses sites de chasse, ce qui a permis de magnifiques poursuites sur du gibier sauvage et du gibier d’élevage. Une excursion dans le nord de Laval sur un territoire de chasse au lapin à queue blanche a donné droit à de belles poursuites, autant par les buses que par les participants.

Production par Benjamin McKinnon d’un DVD amateur de très grande qualité sur la réunion de vol.

Dépôt le 14 novembre du projet de réglementation dans la Gazette officielle. Si tout se passe comme prévu la réglementation sur la chasse au vol sera effective pour 2008…!


2008

Établissement lors de l’Assemblée Générale de nouveaux dossiers prioritaires pour les prochaines années.

Début mai, la réglementation québécoise permet enfin la chasse au petit gibier à l’aide d’un oiseau de proie sur le territoire. Ceci enclenche automatiquement l’autorisation de la chasse pour la sauvagine (qui est gérée par le fédéral). La procédure de demande de permis demeure cependant lourde. Tenue les 18 et 19 octobre d’une réunion de vol, dans la région de Rouyn, en Abitibi-Témiscamingue. Les membres de l’AQFA Audrey Marquis et Yann Brahic se sont chargés de l’organisation. La région de Rouyn nous a permis d’explorer des sites de chasse de bas-vol variés : forêt boréale, forêt mixte et tourbières. Les canards étaient aussi présents sur quelques terres agricoles de la région, mais la migration était bien entamée.


2009

À l’hiver, présentation par des membres de l’AQFA (Jean Chabot et Pierre Molina) d’un kiosque au congrès national de la FQF. Ce kiosque a pour but d’informer les membres de la FQF, ses dirigeants et les participants gouvernementaux du congrès au sujet de la chasse au vol.

Tenue le 4 avril du tout premier symposium de fauconnerie, lequel était divisé en 3 parties (conférence, atelier et souper). L’activité est mise en place afin de favoriser les échanges et vise à établir une meilleure compréhension de la fauconnerie. L’activité attire une quinzaine de participants.

À l’automne, tenue d’une réunion de vol, dans la région de Saint-Eustache. Le 20e anniversaire de l’AQFA est spécialement souligné lors de cet évènement. Plus de 60 participants sont présents, de nombreux prix sont généreusement offerts par des membres et l’activité permet d’assister à plusieurs chasses de haut-vol et de bas-vol.

Réalisation d’un reportage sur la fauconnerie par l’émission La Semaine Verte de Radio-Canada.

Publication par un membre de l’AQFA, Jean Chabot, d’un article sur la fauconnerie dans la revue Chasse et Pêche.


2010

Diffusion le 13 février du reportage sur la fauconnerie à l’émission La Semaine Verte.

Tenue le 26 juin du Symposium de fauconnerie, en même temps que l’Assemblée Générale.

À l’automne, tenue d’une réunion de vol, dans la région de la Montérégie.


2011

(à venir)


2012

(à venir)


2013

(à venir)


2014

(à venir)


2015

(à venir)


2016

(à venir)


2017

(à venir)


2018

Légalisation de la prise en nature de certaines espèces d’oiseaux de proie au Québec.


2019

(à venir)

BIBLIOGRAPHIE – diponible dans la section privées des membres

Guy Rondeau et Charles Morin, 1992, Position de l’AQFA concernant la légalisation de la fauconnerie au Québec

Charles Morin et Michel Lavallée, 1992, Proposition de partenariat AQFA et MLCP en vue de l’implantation de la fauconnerie au Québec

Charles Morin, 1993, Position de l’AQFA concernant le Projet de Politique de la Faune