Conservation et réhabilitation

Au-delà de ses objectifs liés à la pratique de la fauconnerie, l’AQFA tient à s’impliquer au niveau de la promotion de la valeur et de l’importance des oiseaux de proie dans la nature, ainsi que de leur conservation. Dans ce contexte, il nous apparaît important de poser des actions concrètes pour s’assurer que les populations de rapaces du Québec se portent bien.

Réseau de nichoirs à Crécerelle d’Amérique

Selon l’American Kestrel Partnership, les populations de crécerelle d’Amérique sont en déclin dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord, notamment dans le sud québécois, où l’on estime que les populations ont chuté d’environ 54% à 68% entre 1966 et 2014. Le Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (Robert et al.) note également une diminution des effectifs depuis la réalisation du premier Atlas en 1984-1989. Les hypothèses avancées pour expliquer ce phénomène incluent la déprédation par l’épervier de Cooper, le virus du Nil occidental, la contamination des proies (i.e. : rodenticides, insecticides, etc.), la compétition avec d’autres espèces cavicoles, et la raréfaction des sites de nidification adéquats due entre autres aux pratiques de culture intensive du maïs et du soya. À l’heure actuelle, les données sont insuffisantes pour déterminer avec certitude les raisons pour lesquelles les populations de crécerelle d’Amérique subissent un tel déclin au Québec.

Dans ce contexte, l’AQFA a obtenu en 2020 une subvention de Bird Protection Quebec afin de mettre en place un réseau de nichoirs à Crécerelle d’Amérique dans le sud du Québec, en association avec l’Observatoire d’oiseaux de McGill. Les nichoirs sont distribués à tout membre de l’AQFA qui en fait la demande, ainsi qu’à certains partenaires qui nous aident dans la réalisation du projet.

Le suivi hebdomadaire des nichoirs durant toute la saison de reproduction de la crécerelle d’Amérique permet de récolter des données qui sont ensuite transmises à l’American Kestrel Partnership à des fins d’analyse.

D’autre part, le baguage des oisillons permet d’étudier leurs mouvements s’ils sont capturés de nouveau dans le cadre de projets scientifiques ou d’activités de gestion de la faune.

Depuis 2021, notre équipe a bagué 2 femelles adultes et 181 juvéniles, dont 45 ont également été munis d’une bague d’identification de couleur.

Notre réseau continue de prendre de l’ampleur… à suivre!

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