Autorisation de la chasse à l’écureuil


À l’heure actuelle, l’écureuil gris n’est une espèce dont la chasse est autorisée au Québec, et il est dont illégal de le chasser à l’aide d’un oiseau de proie ou de tout autre engin de chasse.

Depuis septembre 2018, les fauconniers qui en font la demande sont autorisés à prélever en nature un oiseau de proie de passage (juvéniles). La buse à queue rousse de passage est l’oiseau idéal pour un apprenti-fauconnier ; c’est une espèce qui se prête bien à l’entraînement et qui est relativement facile à garder en captivité en raison de son adaptation au froid. Cependant, le principal gibier disponible pour la buse à queue rousse dans le sud de la province, le lapin à queue blanche, se fait plutôt rare et les habitats dans lesquels ont le retrouvent sont souvent détruits au profit du développement immobilier, ce qui limite considérablement les opportunités de chasse des fauconniers. Or, l’écureuil gris est une proie typique de la buse à queue rousse à l’état sauvage, est retrouvé en abondance dans plusieurs types de milieux et constitue un gibier légal dans nombre de jurisdictions en Amérique du Nord, dont l’Ontario.

Dans ce contexte, l’AQFA se positionne en faveur de la légalisation de la chasse à l’écureuil gris au Québec. Il s’agit d’une chasse dynamique et palpitante, qui donne lieu à des poursuites et des captures impressionnantes!


Remise en nature des oiseaux prélevés pour la fauconnerie

Depuis 2018, au Québec, il est possible de capturer des oiseaux de proie sauvages pour pratiquer la fauconnerie. Cette activité est encadrée par des règles strictes, et seuls les fauconniers qui possèdent déjà un permis spécifique à la garde d’oiseaux de proie peuvent faire la demande d’un permis de capture. Les fauconniers ne peuvent garder qu’un seul oiseau par année.

Cependant, la réglementation ne permet pas à l’heure actuelle de relâcher ces oiseaux capturés dans le milieu sauvage. Dans presque toutes les autres réglementations d’Amérique du Nord qui autorisent la capture d’oiseaux de proie, la relâche est permise (c’est-à-dire dans presque tous les États et provinces). La tradition veut que l’on capture, affaite et chasse de quelques mois à quelques années aux côtés de ces oiseaux, puis qu’on les relâche pour les retourner à l’état sauvage. La fauconnerie ne fait alors qu’emprunter ces oiseaux au milieu sauvage durant leurs premières années de vie.

L’AQFA est donc en faveur d’une réglementation qui permettrait de relâcher uniquement les oiseaux capturés dans le milieu sauvage, afin de favoriser une pratique traditionnelle de la fauconnerie et de s’harmoniser avec les législations environnantes.