Utilisés en Fauconnerie

Parmi les rapaces diurnes et nocturnes, seul un nombre limité d’oiseaux peuvent être employés en fauconnerie. Deux groupes principaux de rapaces diurnes présentent un intérêt significatif pour les fauconniers. D’abord, les Falconidae, incluant les faucons et ensuite les Accipitridae, comprenant les autours, les buses, les éperviers et les aigles. Les aigles sont rarement employés.

Chez les rapaces, on observe un fort dimorphisme sexuel inversé, la femelle étant un tiers plus grosse que le mâle. Pour cette raison, l’intérêt que présentent les mâles et les femelles d’une même espèce peut être inégal en ce qui a trait à leur utilisation en fauconnerie.

En fauconnerie, dépendant des techniques de dressage et du type de gibier, les rapaces sont divisés en deux groupes généraux :

(Cliquer sur le nom de l’espèce pour voir la photo)

* Source de quelques photos : pages personnelles de fauconniers Nord-Américains, merci de nous autoriser à les utiliser pour représenter l’espèce

Le premier groupe comprend les rapaces à ailes longues, ou oiseaux de leurre; il s’agit des vrais faucons appartenant au genre Falco. Espèces nord-américaines :

 

la Crécerelle d’Amérique
le Faucon émerillon
le Faucon des prairies
le Faucon pèlerin
le Faucon gerfaut
Le Faucon sacre et d’autres espèces exotiques sont également utilisés pour la chasse au vol en Amérique du Nord.

Grâce à la reproduction en captivité et l’insémination artificielle, il existe également plusieurs variétés de faucons hybrides. Ces derniers sont le fruit de fauconniers aviculteurs qui tentent de créer l’oiseau de chasse parfait.

Le second groupe comprend les oiseaux à ailes courtes ou oiseaux de poing incluant les rapaces des genres :

Accipiter:

 

l’Épervier brun
l’Épervier de Cooper
l’Autour des palombes
Buteo:

 

la Buse à queue rousse
la Buse rouilleuse
et Parabuteo:

 

la Buse de Harris
La Buse de Harris ou Buse à croupion blanc est un rapace social particulièrement intelligent. Sa facilité d’apprentissage, sa versatilité et sa tendance à vouloir travailler avec le fauconnier et son chien font de cet oiseau un des favoris en fauconnerie depuis quelques décennies.

 

PROVENANCE DES OISEAUX UTILISÉS EN FAUCONNERIE

Toutes ces espèces de rapaces peuvent être reproduits en captivités en Amérique du Nord. Dans certains cas, selon la législation locale et l’espèce en question (espèce menacée), seuls les oiseaux nés en captivités peuvent être utilisés pour la fauconnerie.

Les espèces employés en fauconnerie moderne proviennent de deux sources : les oiseaux sauvages et les oiseaux reproduits en captivité.

Depuis la fin des années 1960, les oiseaux de proie sont protégés par la loi partout au Canada et aux États-Unis, et la capture de rapaces sauvages, si elle est permise, exige des permis spéciaux et des mécanismes de certification. Le fauconnier qui désire capturer un oiseau dans la nature doit obtenir la permission des unités régionales ou locales de gestion de la faune.

La reproduction des rapaces en captivité a connu de modestes débuts par quelques fauconniers fanatiques dans leur cour arrière. Les connaissances de ces maîtres aviculteurs se sont rapidement révélées utiles. À cause de la contamination par les composés organochlorés, on observa un déclin dans les populations sauvages de certaines espèces de rapaces au début des années 1970. Une collaboration entre les fauconniers, les universitaires et les organismes de recherche gouvernemantale et privée a permis de développer des techniques de progation artificielle des rapaces.

Certains peuvent s’inquièter de l’impact de la fauconnerie sur la capture légale et illégale de rapaces dans la nature.

En réalité, les études des biologistes de l’ “United States Fish and Wildlife Service” démontrent que la fauconnerie telle que pratiquée en Amérique du Nord n’a aucun impact sur les populations de gibier et de rapaces. Grâce à la reproduction en captivité des oiseaux de proie, la récolte de rapaces dans la nature est faible. Étant donné le faible prix d’un oiseau de proie sur le marché, la capture illégale est nulle ( le prix d’un rapace élevé en captivité peut varier entre 500$ et 2000$ ce qui est comparable au prix d’un chien de race ). Étant donné le faible taux de succès de chasse en fauconnerie, l’impact sur le gibier est nul.