Observation générale

Texte: Michel Lavallée

Localiser de bon sites tels: les failles à flancs abrupts, les coulées, les côtes maritimes, ces oiseaux aiment voyager au-dessus d’un large front météorologique. Presque partout si l’emplacement et la période sont propices.

Considérations: visibilité maximum (180 degré), vers le nord en automne, ou vers le sud au printemps.
Accessibilité au site d’observation.
Absence de perturbations ou d’activités distrayantes. (stationnement, va et viens).
Brise vent, pour se mettre a l’abri.
Vision surplombant la végétation environnante, ou les édifices présents.

PÉRIODES D’OBSERVATION

Automne; début septembre (débute en août), pointe de la migration à la mi-septembre, observations possibles en novembre et décembre, dans le nord est du Québec, le paroxysme se situant du 10 au 31 octobre.

Printemps:
L’Urubu à tête rouge remonte vers le nord, début février.
La plupart des buses, vers la fin février et en mars, pour se poursuivre jusqu’en juin. La vague principale se situant en mars et avril et les deux premières semaines de mai.

Les rapaces sont le plus souvent observés en vol après que le soleil du matin ait réchauffé la terre (le sol). Les observations de fin d’après midi sont les plus productives. En certains endroits cette période peut sembler une période d’accalmie, souvent due au fait que les rapaces tel les buses volent haut et sont de ce fait inobservables, en certains endroits.

Généralement les bonnes périodes se situent de 8 hr. à11 hr. 30 am et de 2 hr. Pm a 5 hr. pm, ces heures variant en fonction de la température, votre site vous permettra de définir la meilleure période en fonction du lieu.

COMMENT LES REPÉRER

La technique la plus productive consiste à balayer le ciel à l’aide de vos jumelles, face à la direction vers laquelle vous escomptez faire vos observations. Balayer l’horizon de gauche à droite ou vice versa, puis de même en sens inverse, tout en effectuant de plus en plus haut vos balayages. Voir le croquis ici-bas. Soyez consciencieux et méticuleux dans votre balayage d’observation.

Portez attention aux gros cumulus, qui sont le résultat de courants chauds ascendants qui créent des colonnes d’air chaud, appréciés des rapaces, tels les buses, les aigles etc…

Ces oiseaux sont rarement observables de près. Ne limitez pas vos efforts à ce qui est près de vous. A l’aide de bonne jumelle ces oiseaux sont observables jusqu’à 3.8 km, (2.5 mille) voyez grand. Vous adosser ou même vous étendre par terre, réduira les maux de cou encouru parfois par de longues minutes d’observation. Une casquette à visière, du type “base-ball ” vous protégeras des reflets, par temps ensoleillé.

Si vous localisez un oiseau, restez fixé sur lui, un deuxième peut souvent le rejoindre, ces oiseaux recherchent les mêmes courants ascendants.

Si vous localisez des Urubus à tête rouge planant à proximité, restez fixé sur eux, leur taille et leur couleur foncée, vous permettra une observation intéressante et beaucoup plus longtemps qu’avec d’autres espèces au plumage pâle. Ces vautours vous permettront de localiser les courants thermiques invisibles autrement.

Des indices révélateurs de la présence de rapaces sont les corbeaux, les corneilles qui se mettent en vol quand des rapaces sont à proximité. Les corneilles deviennent bruyantes, les oiseaux noirs, les étourneaux, les oiseaux de rivage harcèlent les rapaces en vol. Un voilier d’oiseaux effectuant un changement de cap radical est souvent le signe d’un rapace à proximité.

Scruter la ligne de tête des arbres est aussi une bonne méthode.

Lorsque vous serez familier avec l’environnement de vos sites d’observations, vous serez en mesure de repérer rapidement les centres d’attractions possible et remarquerez tous mouvements inhabituels.

Quoi faire lorsque vous avez localisé un rapace.

Quand vous avez fait le focus sur un rapace, la phase identification débute. Notez sa forme, sa taille, observez son type de vol. Recherchez les détails particuliers tels que, la forme des ailes, les tâches ou couleurs particulières du plumage, la silhouette si l’oiseau est posé. Voir les titres des guides d’identification proposés à la fin de cet article (Bibliographie).

Procéder de l’identification générale (rapace), à la famille (accipitridae; buse, aigle), puis vers les sous-familles (épervier , buse ) etc., les espèces (épervier de Cooper, buse à queue rousse).
Si vous ne parvenez pas à définir l’espèce de façon précise, n’hésitez pas a classé dans une catégorie plus générale (épervier, buse, faucon), c’est un rapace, enregistrer l’observation.

Décrivez sa position en référence avec un point de repère connu, une croix sur une montagne, un édifice etc. Notez la direction de son vol. Photographier l’horizon du paysage ou se déroule l’observation, peut aussi être utile. Repérer de façon précise un point cardinal (nord, sud).

COMMENT FAIRE LE COMPTE DE CE QUE VOUS OBSERVEZ

Si les oiseaux (rapaces) volent un a un en succession repérer les individuellement. Ayez une fiche ou un carnet de compte.

Certains rapaces, la petite buse en particulier, préfèrent voler en groupe d’une centaine ou plus. Considéré-vous privilégié si vous assisté à un tel voilier, mais soyez prêt.

Vous pouvez noté à votre façon, le mieux est d’avoir une fiche prévue à cet effet. Chaque oiseau doit être noté, le compte par groupement de cinq (IIII) est souvent employé. Un compteur mécanique peut être utile si vous êtes face à un grand nombre d’oiseaux. Enregistrez puis inscrivez à la fin du comptage.

Si il y a peu d’oiseaux, vous aurez l’opportunité de noter plus de détails. Plus vous aurez de notations mieux ce sera.

Pour la notation détaillée, nous vous référons à la fiche de notation en annexe, qui propose une méthode abrégée de notation.

QUOI FAIRE, SI RIEN NE SE PASSE OU N’EST VISIBLE

Notez la durée de l’observation, le lieu, la température, la vitesse du vent, etc.. Ceci vous permettra de trouver les raisons du manque d’action. Si les rapaces sont absents, peut être ferez-vous d’autres observations d’espèces différentes.

Toute observation, positive ou négative, qu’on a pris soins d’enregistrer devient source de connaissance.

Bonne observation et beaucoup de belles images.

Bibliographie

  • Guide des oiseaux d’Amérique du Nord, Robbins, Bruun, Zim, Singer, edt. Broquet, 1980.
  • Le Faucon pèlerin, Monneret R-J., Edit. Point vétérinaire, France, 1987.
  • Regardé et comprendre … Un rapace, Déom Pierre, Jupilles, France, 1984.
  • Guide des oiseaux de l’Amérique du Nord, National Geographic Society, Broquet, 1987.
  • Les oiseaux de l’Est de l’Amérique du Nord, Peterson Roger-Tory, Broquet, 1989.
  • Hawk Watch guide for beginners, Dunne P., Kellerd, Kochenberger, Cape May observatory, US, 1984.
  • Hawks (Peterson Field Guides), Clark W., Hougton Mifflin, 1987.